29 avril 2009
Hervé Novelli
1103 jours avant la fin de Bruni
Hervé Novelli
Il en va des ultralibéraux comme du syndrome de la grippe mexicaine, on ne sait pas vraiment d’où ils viennent, on ne sait pas vraiment où ils vont, mais ils font des dégâts monstrueux. Hervé Novelli est secrétaire d’état au commerce, il est par ailleurs un libéral ultra et porte parmi les idées les plus thatchérienne qui puissent être en dans notre bel hexagone. Il n’est pas le seul de cette race mais n’en est pas le moins important non plus, comme par ailleurs il a en charge le commerce, en, bon libéral qui se respecte, il en a une vue assez sensiblement marquée de l’idéologie qui le caractérise, le moins de règles possibles, le moins de contrôle possible… laissons donc le marché faire son boulot de marché en régulant tout seul comme un grand (même après la crise actuelle il y en a encore qui le pense !). C’est ainsi que Novelli porte haut et fort la baisse de la TVA dans la restauration de 18.6 à 5.5%. A priori, tout le monde est d’accord, mais comme cette baisse n’est accompagnée de rigoureusement aucune contrepartie en engagement concret de la profession ni sur la répercussion sur les prix ni même sur les engagements en termes d’emploi… il ne va rien se passer, si ce n’est l’augmentation des marges des restaurateurs. Pour certains qui jouent le jeu depuis longtemps, pourquoi pas, mais pour la grande majorité, c’est un véritable jackpot qui va coûter la bagatelle de 3 milliards d’euros à l’état en manque à gagner. Novelli ne veut rien contrôler au motif qu’on n’est pas en Corée du Nord. Il fait confiance à la profession…. Bref il parle libéral couramment. Comme 50% des français et notamment les plus pauvres ne vont pas au restaurant, on voit à qui profitera la mesure ! Si Novelli avait voulu faire dans un libéralisme intelligent (ceci n’est pas un pléonasme), il aurait baissé la TVA sur les produits de grande consommation, mais que voulez-vous on ne se refait pas sous le règne de Bruni !
Bloc, le 30 avril 2009
Petite pause des chroniques jusqu’au 6 mai, une broutille quoi !
28 avril 2009
Un chômeur
1104 jours avant la fin de Bruni
Un chômeur
Il n’y a pas si longtemps, et même pas longtemps du tout, il s’est cru (le chômeur) issu d’une « race en voie de disparition ». Il faut dire que pour étayer cette thèse, il pouvait largement s’appuyer sur les discours enjoués de Mr Bruni lorsque ce dernier était encore candidat qui déclarait que la France qui se levait tôt était de retour et que la valeur travail allait, par son intermédiaire, reprendre un réel sens. Il pouvait aussi ce brave chômeur, écouter le discours des entreprises qui égrenaient le si nombreux postes à pourvoir qui ne trouvait pas de candidats pénalisant ainsi la croissance des entreprises, grandes et petites. Tout allait, il y a encore quelques mois dans le sens du retour rapide au plein emploi. Comme par ailleurs le « travailler plus » pour « gagner plus » est devenu la rengaine de toute la France courageuse et laborieuse, notre fainéant de chômeur n’avait plus qu’à se tenir prêt à reprendre du collier dans la brande jungle du monde du travail ! Mais c’était sans compter avec la crise ! Voilà qu’elle a tout foutu par terre ! Plus de travail, plus de levée tôt, plus de gagner plus, plus d’entreprises guettant les compétences pour les recruter ! En revanche, 22% de chômage en plus en un an, des jeunes des vieux, des hommes des femmes, des cadres des ouvriers…. tous au chômage, et en ordre s’il vous plaît ! Mr Bruni ne parle plus des fameuses heures supplémentaires, les patrons attendent tous leur séquestration, celle qui leur donnera la notoriété d’un jour en rubrique sociale plutôt que l’opprobre liée aux versements de dividendes ou de parachutes dorés en rubrique financière…et notre brave chômeur d’un seul coup d’un seul se retrouve…moins seul au pôle emploi dans les queues retrouvées devant les tableaux d’offres d’emploi. Il se souvient des vers de Corneille dans le Cid, « Nous partîmes 500, mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port » !
Bloc, le 29 avril 2009
27 avril 2009
Fidel Castro
1105 jours avant la fin de Bruni
Fidel Castro
Il n’a plus le talent qu’il avait autrefois
Quand il stigmatisait l’univers si froid
Du grand capitalisme sans frontière et sans loi,
Celui que n’a plus cours, grâce à lui à Cuba.
Ah comme il était beau le leader maximo
Quand il luttait sans cesse contre les vieux gringos
Quand il cherchait vraiment le vent de liberté,
Qui sur cette belle île ne pouvait plus souffler !
Mais le pouvoir corrompt, et aujourd’hui Cuba
Connaît bien des tristesses, et autant de tracas,
Et on n’y peut vraiment exprimer ses idées
Qu’au risque de se voir très longtemps engeolé !
Mais ce peuple joyeux aura un avenir
Quand le vieux lion aura décidé de mourir !
En attendant, ils chantent que leur vieil amigo
Porte très bien son nom… Viva Fidel « Casse-trop » !
28 avril 2009 Bloc
26 avril 2009
Jacques Chirac
1106 jours avant la fin de Bruni
Jacques Chirac
Il n’est plus président, et résonne ne s’en porte vraiment beaucoup plus mal. A l’inverse de Giscard il sait qu’il n’est plus président, alors que l’autre avait mis plusieurs années pour se remettre de sa défaite contre Mitterrand en 1981. Même les français se mettent à lui trouver quelques bons côtés, ce qui peut s’expliquer aisément à travers la comparaison que l’on peut faire entre lui et son successeur Mr Bruni. Son côté épicurien le rend sympa et son approche « bonhomme » en rajoute encore. Cela dit il ne faut pas non plus avoir la mémoire courte et oublier notamment les années 80 et ce qu’il fit tant économiquement que socialement alors qu’il n’était que premier ministre, pas plus qu’il ne faut oublier le massacre d’Ouvéa en nouvelle Calédonie où pour se faire passer pour le candidat de l’ordre (on était en pleine campagne présidentielle de 1988), il a autorisé un véritable massacre. Chirac n’est plus président mais il reste un homme politique parmi les plus tordu qui soit. Cela dit on aime bine ce qui n’est plus dangereux, donc le grand amour « sondagistique » des français pour le corrézien à la retraite n’est pas plus gênant que cela… et on a hâte que les français se mettent à aimer Mr Bruni de la même façon !
Bloc, le 27 avril 2009
23 avril 2009
François Hollande
1109 jours avant la fin de Bruni
François Hollande
Il n’est plus celui qu’il était et n’est pas encore celui qu’il voudrait être. Pour autant il dit ce qu’il ne disait pas et dira tout en pensant ce qu’il ne dit pas, cela ne l’empêchant évidemment pas de faire ce qu’il ne dit pas et de dire ce qu’il ne fait pas. François Hollande ancien premier secrétaire du P.S et maire de la belle ville de Tulle se lance depuis peu dans une tentative de rapprochement avec le MODEM de Bayrou. Ce faisant, il fait rigoureusement le contraire de ce qu’il préconisait lorsqu’il « régnait » rue de Solferino. Le voilà qui théorise autour d’un pacte à caractère réformiste avec le centre, au moment où la gauche en manque de repère identitaire serait quand même mieux inspirée de se trouver un cap et un programme quitte à chercher dans un second temps des alliances. En général quand on veut s’allier, il vaut mieux savoir pourquoi faire plutôt qu’avec qui ! Mais il est vrai que la grande tactique de maître Hollande n’est plus à démontrer, lui qui durant tout son mandat de premier secrétaire qui a duré quand même 10 ans, a perdu toutes les batailles électorales nationales, présidentielles et législatives, remportant les locales, notamment celle qui a fait de lui le « roi de Tulle » et l’empereur de la Corrèze ! Il ne fait guère de doute d’ailleurs qu’après ses sorties récentes sur l’alliance avec Bayrou, son ancienne compagne, Ségolène de Poitou, s’excuse auprès des français des errements de celui qui fut durant des années à ses côtés le prince consort. Et pendant que les enfants s’amusent, le compteur tourne irrésistiblement laissant encore plus de 1100 jours à celui qui continue, sans s’allier avec Bayrou, à gesticuler !
Bloc, le 24 avril 2009
22 avril 2009
Un ouvrier de chez Continental
1110 jours avant la fin de Bruni
Un ouvrier de chez Continental
Ils ont tout cassé et saccagé à la sous-préfecture de Compiègne ! Cette bande de sauvages sans foi ni loi qui s’attaque ainsi à la République à travers ce symbole oh combine jacobin qu’est l’Etat déconcentré ! Daudet lui au moins lorsqu’il s’attaquait aux sous préfets, c’était pour les envoyer aux champs, jamais pour violenter ainsi la République en région ! Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent disaient Léo Ferré en parlant des anarchistes, et bine chez Continental, ils étaient 100% à ressentir les relents libertaires… et ils ont eu raison n’en déplaise à cet ordre établi qui consiste à respecter l’ordre, même lorsque celui-ci est désordre et la justice, même lorsque celle-ci est parfaitement injuste, voir inique. Pendant que Mr Bruni à Nice expliquait à qui voulait l’entendre que les bandes de voyous qui terrorisent les cités et les villes vont trouver à qui parler (un peu comme Pasqua qui voulait terroriser les terroristes !), un tribunal à Sarreguemines donnait raison à la direction de Continental qui veut fermer son usine de l’Oise et « jeter » 1600 ouvriers à la rue ! Continental qui est non seulement n’est pas en perdition, mais au contraire a accumulé des bénéfices conséquents et dont les actionnaires touchent de belles dividendes pendant que les dirigeants s’octroient des stocks options « en veux tu en voilà » ! Les salariés de Continental sont très en colère et on le serait à moins ! Alors, à l’évidence, casser une sous-préfecture n’est pas bien, mais lorsque la justice se contente de donner un blanc seing à des dirigeants qui sont en fait la pire bande organisée de voyous et de bandits… la République est malade et la justice avec ! Quant à Mr Bruni si la sous-préfecture de Compiègne le tente… qu’il y aille !
Bloc, le 23 avril 2009
Mahmoud Ahmadinejad
1111 jours avant la fin de Bruni
Mahmoud Ahmadinejad
L’homme fait d’évidence partie des sales cons. Conservateur iranien il a été élu par la « grâce » des Mollahs et parce qu’il est complètement intégriste au point d’en devenir complètement con, ce qui, comme chacun le sait est une évidence, voire un pléonasme. Alors qu’il ait sorti ses immondices habituelles à Genève dans le cadre de la conférence contre le racisme n’est pas étonnant, ce qui l’est plus en revanche est que ce primate de la culture ait été invité à y participer. Ahmadinejad est un provocateur né qui ne pouvait évidemment pas se priver de mettre le pataquès qu’il a mis, sachant pertinemment ce qu’allait engendrer ces sorties d’un antisémitisme qui ferait rougir de plaisir Goebbels, Eichmann et Hitler réunis. Mais le discours parfaitement provocateur qu’a été le sien à Genève ne doit pas pour autant évacuer l’actuelle politique israélienne et notamment celle qu’est en train de mettre en place l’aile droite du Likoud avec Netanyahou, car une bonne partie des problèmes au Proche-Orient procède de la volonté hégémonique israélienne qui à chaque fois qu’une solution de compromis est en vue s’engouffre dans une approche guerrière et inacceptable envers les palestiniens. Une fois encore il faut répéter que l’histoire du peuple juif, Shoah comprise, ne saurait être un « droit de tirage » au martyr des palestiniens. On pourrait même penser que si un peuple doit intégrer que le droit à l’existence et à la vie est inaliénable, c’est bien des juifs, dont je fais partie, qu’il s’agit ! Mahmoud Ahmadinejad est une insulte à l’intelligence ; c’est justement pour cela qu’il serait tellement plus logique d’être son parfait contraire !
Bloc, le 22 avril 2009
20 avril 2009
Pierre Mendes France
1112 jours avant la fin de Bruni
Pierre Mendes France
Comme pour beaucoup PMF reste une référence en politique, peut-être même la référence. Certes, le temps a passé, mais la nature même des exigences qu’il portait à ce qu’il convient de faire pour aller au bout de ses idées n’en est pas moins remarquable encore aujourd’hui. S’il n’a pas fait la carrière d’un Mitterrand c’est justement parce qu’il pensait que tout compromis n’est pas bon à faire et que prendre le pouvoir n’a de sens que si l’on a les moyens d’y faire ce pourquoi on y a été porté. Ses valeurs et ses idéaux l’ont conduit à souvent être à contre temps, comme ce fut le cas avec son refus catégorique de la prise de pouvoir autoritaire de De Gaulle en 1958. Quand en 1955 il quitte le démissionne de son poste de chef de gouvernement c’est pour la question algérienne pour laquelle il a eu raison bien avant tout le monde. En créant le PSU au début des années 1960, il place la question la question du pouvoir et du contrôle par le peuple des institutions, ce que plus tard on appellera l’autogestion. Il quitte le même PSU justement en désaccord avec ce que certains veulent lui faire dire et qu’il refuse, notamment autour des liens avec le bloc communiste. PMF est cet homme de conviction que la bêtise (déjà) d’une certaine gauche et (toujours) de la droite ont empêché donner toute sa puissance et tout son développement. Il était trop pur disent certains, trop naïfs disent d’autres, bref trop honnête pour gagner. Aujourd’hui, si nombre de femmes et d’hommes en font un exemple, fort peu le suivent et encore moins s’en inspirent. D’ailleurs si tel était le cas, Mr Bruni ne serait pas au pouvoir et Mme Royal sa contradictrice. Il faudra probablement plus de 1112 jours pour qu’un PMF du 21ème siècle n’émerge… mais comme l’espoir fait vivre !
Bloc, le 21 avril 2009
19 avril 2009
Roselyne Bachelot
1113 jours avant la fin de bruni
Roselyne Bachelot
C’est la fraise tagada de la politique française. Acidulée à souhait. Il est sûr que l’on ne risque pas de la louper à la sortie du conseil des ministres ; elle est en rose fluo. Ministre de la santé de la jeunesse et des sports, elle doit se payer l’inénarrable Bernard Laporte comme secrétaire d’état et par-dessus le marché en période de crise. Femme de conviction, elle est à droite ce que d’un certain côté Yvette Roudy a été à gauche. C’est une femme de droite que dite modérée. Elle est quand même tout a fait marquée par le libéralisme ambiant au point que la réforme de la santé qu’elle propose est l’une des pires jamais écrites et portées, puisque tout y est basée sur les équilibres comptables, en ce sens elle renie ce qu’elle-même préconisait lorsqu’elle était dans l’opposition et qu’elle se targuait de son diplôme de docteur en pharmacie pour dire tout le mal qu’il fallait penser de ces politiciens qui ne pensent que chiffre alors que seul la santé des français compte. Elle avait alors raison et tord aujourd’hui, mais entre temps un magnifique marocain ministériel lui a été proposée par Mr Bruni… et donc… Bref, Mme Bachelot, notre bonbon Haribo acidulé est devenu entre temps bien moins acide et beaucoup fade. Elle n’en reste pas moins une fervente militante des droits de la femme et est de tous les combats, notamment gays et lesbiens. Elle avait nettement soutenu Jospin au moment du PACS contre son camp à l’époque, et n’a d’ailleurs pas mâcher ses mots sur les dernière sorties imbéciles de Benoit 15 ou 16. Comme par ailleurs elle mesure une bonne tête de plus que Mr Bruni, elle a toujours tendance à le dominer, ce que notre monarque en talonnette apprécie assez peu.
Bloc, le 20 avril 2009
16 avril 2009
Maurice Druon
1116 jours avant la fin de Bruni
Maurice Druon
Moi j’avais bien aimé lire les rois maudits. Côté littérature, Druon, en dehors de cela Druon n’a jamais été matasse de thé. Difficile pour autant d’oublier ce qu’il fut pendant la seconde guerre mondiale et le magnifique chant des partisans qu’il écrivit avec son oncle Kessel. Grand bourgeois s’il en est, Druon n’a pas agit comme la majorité de ses congénères bourgeois qui ont opté pour le régime de Vichy au début des années 40, honnissant la résistance, avant de la trouver noble en 1944 et de se trouver des affinités gaullistes dans la foulée. Druon
Bloc, le 17 avril 2009