1172 jours avant la fin de Bruni

Jacques Marseille

Dans la famille des néolibéraux plus néolibéraux que néolibéraux, j’ai le « père ». Car enfin comment qualifier autrement ce libéral fou furieux qu’est Jacques Marseille. Tout ce qui pourrait servir à réguler l’économie, tout ce qui peut « normer », tout ce qui serait utile à la cohésion sociale, tout ce qui est SMIC, voire même sécu et retraite par répartition, tout ce qui encadrerait les profits, les crédits …. bref tout ce qui aurait pu éviter ou à tout le moins amoindrir la crise, Jacques Marseille, le voue aux gémonies ! Pour Marseille, la relance par la consommation c’est le retour à l’URSS, les plans de relance américains et européens sont autant de déviation à la logique la plus élémentaire, celle du seul marché qui fait, pense, agit pour le peuple. Jacques Marseille est à l’économie ce que Torquemada est à la tolérance et ce que Mme Lagarde est à la compétence ! Il faut dire que (n’en déplaise à mon ami André qui se reconnaîtra) quand on s’appelle Marseille, on ne peut guère faire autrement que dans l’outrance la plus caricaturale ! Ah s’il s’appelait Jacques Lille, il ne fait guère de doute que son propos serait plus emprunt d’une réserve et même d’une plus grande modestie qui par exemple lui aurait évité par exemple de dire de la crise qu’elle était psychologique ! Voyez Monsieur Marseille, un peu comme le corps humain, il convient régulièrement d’évacuer ce qui trouble l’organisme, et bine c’est exactement ce qu’il conviendrait de faire avec les thèses que vous défendez avec vigueur, évacuons les une fois pour toute, le monde n’en ira que mieux, et puis je suis sûr qu’au musée des erreurs votre œuvre figurera en bonne place à côté des assignats de Law ou de l’emprunt Russe !

Bloc, le 18 février 2009