Chroniques quotidiennes

Des chroniques quotidiennes liées à l'actualité et à l'humeur du chroniqueur !

23 décembre 2008

Voeux

Vœux

[vø] nom commun  - masculin; pluriel
ensemble de souhaits formulés à l'adresse d'une personne
     • une carte de vœux

Evidemment, dès lors que 2008 a commencé ils restaient 1588 jours à s’énerver. Le 1er janvier 2009, le calvaire ne sera plus 1223 jours pour que Mr Bruni retourne à ses chères études ; on ne peut donc que considérer qu’à l’aune d’une année nouvelle nous allons mieux ! 2008 restera l’année de l’émergence du début d’une crise économique et sociale dont nous n’avons pas fini de subir les affres. Cette crise qui a été masquée pendant si longtemps, en fait durant le temps que les porteurs d’un libéralisme débridé ont usé pour ne pas reconnaître la faillite d’un système basée exclusivement sur les marchés et sur les profits. Cette crise a au moins un mérite : ce qu’on nous a asséné durant des années sur les vertus de la régulation des marchés n’est pas qu’une connerie, c’est une faute majeure. 2008 c’est bien évidemment aussi l’année où un noir est devenu président des USA. Obama, qui dorénavant porte sur des lui bien des espoirs…. sans doute trop ! 2008, année où après un calvaire invraisemblable, Ingrid Betancourt a retrouvé la liberté. 2008, c’est l’année où le PS français a poursuivi dans son autodestruction, mais aussi dans celle d’une gauche qu’il est plus qu’urgent de réformer pour qu’elle redevienne ce qu’elle n’est plus depuis 30 ans : un espoir. 2008, l’année où des J.O. de Pékin où l’on ne sait pas si c’est les exploits sportifs ou certains produits dopants qu’il faut admirer ! 2008 année où les guerres n’ont pas reculées que ce soit en Irak, ou ailleurs. 2008 se termine sans que la Palestine ne soit un Etat reconnu et sans qu’au Darfour on ne meure plus de faim ou de fin ! Bref 2008 se termine comme ses devancières, laissant espérer que la suivante sera meilleure ! 2009 justement ne pourra qu’être bonne ne serait-ce que parce qu’elle aura permis de réduire à 858 jours le délai de Bruni ! Elle sera surtout bonne parce qu’elle est en devenir et dès lors qu’un avenir existe tout est permis. Aussi même en avance de phase qu’il me soit permis de vous souhaiter à tous le meilleur avenir possible pour vous et les vôtres … en attendant de nouvelle chroniques en 2009 !

Bloc, le 23 décembre 2008

Pour cause de vacances, les chroniques attendront le 5 janvier 2009…

pour vous faire connaître une nouvelle forme !

BONNE FIN D’ANNEE !

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21 décembre 2008

Anticipation

Anticipation

[tisipasj] nom commun  - féminin; pluriel anticipations
1.     Tendance à la projection de l'esprit dans l'avenir ou procédé visant à cet effet

2009 est finie, mon dieu quel bilan !

Cette année a été une année de géant.

Que des bonnes nouvelles, et rien que du bonheur,

Voilà une année faste qui nous fait chaud au cœur !

Le sida est vaincu un vaccin est trouvé,

En Irak c’est la paix qui s’est mise à régner,

Obama ayant fait ce qu’il avait promis,

Tout le contraire de Bush qui est enfin parti.

La Palestine, enfin, obtient d’être une Etat.

Fillon est fatigué, de faire n’importe quoi.

Les cent plus gros patrons ensemble ont décidé

De donner leurs profits aux plus déshérités !

Les USA décident enfin de ratifier

L’accord dit de Kyoto, l’ozone va respirer !

La terreur est battue par la démocratie

Les femmes se dévoilent, l’Islam s’est adouci.

En France c’est une femme qui sera favorite

Pour les présidentielles, et oui tout va très vite !

Le Pen est interné il est devenu fou,

Bruni est fatigué il en a marre de tout !

La croissance revenue c’est le pouvoir d’achat

Qui grimpe sans arrêt, les salariés aiment ça.

La sécu sort du rouge, et les retraites aussi,

Et les jeux olympiques, Londres les laissent à Paris.

Benoît 16 trop malade retourne en Germanie,

C’est un africain noir, qui trône en Italie !

Les loyers à Paris sont enfin descendus

La route en France, enfin, aujourd’hui ne tue plus !

Voilà ce qui serait bon à dire dans un an

Mais ce n’est pas gagné, et p’têt pas pour maint’nant.

Mais l’espoir nous fait vivre  et tout devient crédible

Alors… et pourquoi pas, demain tout est possible !

Bloc 22 décembre 2008                      

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19 décembre 2008

Chômage

Chômage

[∫omaʒ] nom commun  - masculin; singulier
1.     Cessation forcée, partielle ou totale de l'activité professionnelle (d'une personne)
     • toucher une indemnité de chômage

En principe tout était mis en place pour que le chômage devienne un mauvais souvenir. Le choc démographique devait favoriser un grand nombre de départ en retraite et la croissance économique devait naturellement faire le reste. Les nombreuses « adaptations » portées au mode de calcul des statistiques apportant la touche finale… nous étions entrain de revenir vers l’ère du plein emploi. Les patrons recommençaient à se plaindre de ne pas trouver de main d’œuvre qualifiée, l’UNEDIC s’apprêtait à retrouver des comptes moins déséquilibrées, les ANPE et les ASSEDIC dans le cadre du pôle emploi se réorganisaient… bref, nous allions rentrer dans l’ère du chômage résiduel ! Et puis « patatras », la cris est arrivée, pas n’importe quelle crise, une de derrière les fagots, une vraie belle, et ce qui ne devait pas arriver ; arriva : le chômage remonte en flèche, tous les indicateurs sont au rouge, les plans de licenciements massifs que l’on croyaient révolus font leur retour en force, le chômage de longue durée (celui qui génère la véritable exclusion sociale) s’envole, le chômage des jeunes repart en hausse, la précarité revient en force…. Et ce n’est probablement que le début ! Alors que Chirac Raffarin Villepin, Bertrand, Lagarde, et même Mr Bruni (l’homme aux 3 ans 4 mois 17 jours avant de pointer) ont tout fait ces 6 dernières années pour expliquer que leurs recettes étaient en train de prendre et que l’on a même été jusqu’à expliquer que le chômage était un problème réglé, on voit à nouveau les mêmes mines défaites de nos bons dirigeants parler des sanglots dans le voix de ces licenciements à venir et du désastre social qu’ils engendrent ! Même les sondages qui avaient mis le chômage longtemps tête de liste en fin de peloton en font à nouveau un bon meneur ! Le chômage est de retour qu’on se le dise….. même s’il n’est jamais parti et s’il a toujours poursuivi son travail de sape de destruction sociale, le chômage est à nouveau mis en avant comme jamais comme pour mieux justifier le serrage de ceinture qui arrive vite, bien vite !

Bloc, le 19 décembre 2008

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18 décembre 2008

Chanceux

Chanceux

[∫sø] adjectif  ; féminin singulier chanceuse; masculin pluriel chanceux; féminin pluriel chanceuses
favorisé par le sort
     • un joueur chanceux

Il est chanceux George Bush  qui a été de tous les présidents américains, l’un des plus calamiteux, alors qu’au pays de Ford, Carter ou Johnson, la concurrence était rude, il est chanceux, donc, l’ami George d’avoir pu exercer deux mandats. Certes il le doit avant tout au manque de sagacité des électeurs américains à qui il a fallu deux guerres et une crise économique majeure pour découvrir que celui qu’il avait mis à leur tête était en quelque sorte l’un de pires désastres qu’ils pouvaient imaginer et craindre. Bush fils restera pour l’histoire au mieux un simplet égaré en politique, mais plus vraisemblablement un « a-t-en guerre » et un boucher d’une espèce rare. Les pays qui se targue d’être le plus puissant du monde a promu une logique binaire entre le « bien » blanc, occidental, riche, chrétien et le « mal », coloré, pauvre, musulman. Cette logique digne des pires moments du 20ème siècle a tout simplement failli conduire le monde dans une conflagration épouvantable et n’a finalement réussi qu’à radicaliser certaines minorités qui n’en demandaient pas plus. Il est chanceux Bush, car finalement grâce à l’élection d’Obama qui peut apparaître comme une opportunité de passer à carrément autre chose, sa fin de mandat semble totalement anodine au point que l’on en oublierait qu’il est encore président pour 1 mois. Il est chanceux Bush, car alors qu’on pourrait se poser la question de sa responsabilité dans le drame irakien et que d’aucun aimerait que des comptes lui soient demandés, il ne sortira de cette boucherie irakienne qu’avec une paire de chaussure taille 44 qu’un journaliste lui a balancé à la figure lors d’une conférence de presse en le traitant de chien. Tout cela prêterai presque à en rire, mais rire de là où je suis est un peu facile, je me contenterai donc d’être heureux que le chanceux Bush retourne de là où il est venu ; du néant de l’histoire !

Bloc, le 18 décembre 2008

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16 décembre 2008

Reculade

Reculade

[ʀəkylad] nom commun  - féminin; pluriel reculades
attitude de repli (de celui qui s'était auparavant engagé)
     • on ne s'attendait pas à une telle reculade de sa part
[Synonyme: dérobade]

Entre le travail du dimanche, la réforme du lycée, les agitations suscitées par la réforme du service public de l’audiovisuel, Mr Bruni (3 ans 4 mois et 18 jours à tenir), connaît une impressionnante baisse de régime, notre petit Bonaparte de la réforme, notre consul en mouvement, notre bel empereur de l’agitation est en train de vivre après l’Austerlitz de la victoire, la Bérézina d’une certaine réalité. Certes ce n’est ni déjà l’Ile d’Elbe encore moins saint Hélène (encore 484 jours), mais nous sommes loin de la période faste qui voyait le couronnement républicain du « monarque en talonnette » ou encore son mariage avec Mme Sarkozy, chanteuse intimiste et néanmoins transalpine (il n’y a pas de contrepèterie) ! Et ce n’est pas l’excellent Darcos, joyeux grognard de son état, l’homme qui capitulât en rase campagne à Périgueux et qui juste avant d’opérer un magnifique recul sur sa réforme des lycées affirmait sur toutes les ondes qu’il ne serait pas le ministre de l’hésitation nationale, ce qui bien que tout à fait discutable n’en est pas moins vrai, ministre de la confusion nationale qu’il est dans les faits ! Ce n’est pas non plus le bon Maréchal Coppée qui n’a de cesse de préparer l’après saint Hélène en coupant l’herbe sous le pied du grand révolutionnaire « Bertrand » tout en faisant entendre sa différence auprès d’une certaine France, qui trouve en lui, petit maire de Meaux, un bon représentant de l’ancien régime ! Bref, cette fin d’année 2009, sans encore fleurer bon la fin de règne commence quand même à être évocatrice du début de la fin de nos « emmerdes » ! Reste à trouver qui, en face, pourra représenter dignement le camp du mouvement ? Là, d’évidence, les années 2010 et 2011 ne seront pas inutiles !

Bloc, le 17 décembre 2008

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15 décembre 2008

Crise

Crise

[kʀiz] nom commun  - féminin; pluriel crises
1.     [Économie] période de récession
     • une crise économique

Nous voilà revenus au choc pétrolier.

Le baril s’envole les bourses sont paniquées.

Tous les indicateurs se sont mis dans le rouge,

Les économies tremblent, à Wall street les murs bougent.

Des milliards de dollars et d’euros se consument

La livre et même le yen sont aussi dans la brume.

On parle d’augmenter le loyer de l’argent.

Enfin c’est la panique et tout le tremblement.

Il y a bien longtemps, quand tout foutait le camp,

Une bonne vieille guerre nous mettait tous dedans.

Aujourd’hui c’est risqué car même les argentiers

Dans un conflit mondial, seraient mal embarqués.

Quant aux conflits locaux, ils ne suffisent plus,

Surtout quand Al Quaïda leur met la main dessus.

Alors un bon vieux crack, une flambée de pétrole

Et les Economies retournent enfin au sol.

Car quand tout va trop bien, tout le monde en profite,

Et c’est tout le « gâteau » que l’on mange trop vite.

Car c’est une évidence, le gâteau lui est là,

Mais le nombre d’invité lui, il ne leur va pas !

Bloc, le 16 décembre 2008

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14 décembre 2008

Cabotin

Cabotin

  [kabɔt] nom commun  - masculin, féminin; féminin singulier cabotine; masculin pluriel cabotins; féminin pluriel cabotines
personne qui joue mal ou cherche, par ses manières ou ses propos, à se faire remarquer et admirer (péjoratif)
     • un vieux cabotin

Nous allons rentrer dans une période de bilans. Bilans d’une année riche en évènement dans le monde, mais, sur un plan plus national, sur une suite de mise en évidence de la grande force du personnel politique français. Dommage que cette force ne soit pas évidente dans le domaine des idées, mais en revanche, rien à dire sur les aspects liés à l’image et aux égos, où il faut convenir que nous disposons d’une brochette impressionnante. Comme en plus la différence droite gauche est abolie dès lors qu’on parle d’égo, on peut parler d’une véritable homogénéité de notre classe politique. C’est ainsi que Mme Dati, la reine de l’intégration réussie avant de devenir l’égérie des grands bijoutiers, n’a pas grand-chose à envier question cabotinage à son collègue Kouchner devenu en quelques années le plus snob de « french doctor » et le plus inélégant des patrons de Rama Yade, probablement car il imagine qu’entre droite de l’homme et de la femme… ! Mesdames Royal et Aubry dans des styles bien différents démontrent que le PS a au moins gagné la possibilité d’être presque au même niveau en termes de démagogie que l’UMP. Et que dire du tout premier cabot de France, l’homme aux 3 ans 4 mois et 21 jours à attendre avant la fin du spectacle ? Au pays de Molière et de Sartre, il est quand même dommage que ce soit le théâtre de Goldoni qui soit d’actualité !

Bloc, le 15 décembre 2008

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12 décembre 2008

Hiver

Hiver

[ivεʀ] nom commun  - masculin; pluriel hivers
1.     Période la plus froide de l'année, dans les climats tempérés, qui ne correspond pas nécessairement à la saison
     • vouloir passer l'hiver au chaud

C’est l’hiver ! Aux mitaines et aux cols fourrés

Aux poêles et aux grattoirs pour pare-brise givrés.

Les nuits commencent tôt et le soleil très bas

Aveugle sans chauffer, mais brille avec éclat.

C’est l’hiver, les enfants commencent à s’exciter

Car noël n’est pas loin, et les cadeaux rêvés

Seront dans quelques jours, sous des yeux ébahis,

L’objet de bien des joies…et de bien des envies.

C’est l’hiver, c’est les fêtes et comme chaque année,

Nous allons quelques jours manger et dévorer

Tout ce que nous aimons, mais qui nous fait grossir…

Mais après le festin, nous verrons pour maigrir !

C’est l’hiver, il fait froid et comme chaque année

Pendant que nous mangeons d’autres sont oubliés.

Certes on va y penser, on va même donner ;

Y a les restos du cœur…on  va s’en occuper !

C’est l’hiver, c’est la fête, les maisons décorées

Brillent de mille feux et tout est préparé

Pour solder une année en tout point bénéfique

2008 se termine…..2009 s’ra magique !

Bloc, le 12 décembre 2008

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10 décembre 2008

Savant

Savant

[sav] adjectif  ; féminin singulier savante; masculin pluriel savants; féminin pluriel savantes
1.     Qui est fait de manière très habile, très étudiée ou très recherchée

Claude Allègre, savant émérite est reconnu dans le monde entier pour ses travaux notamment en géochimie. Il a été ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie sous Lionel Jospin et son « parler vrai » n’a pas laissé que de bons souvenirs au sein du monde de l’éducation. Certes il disait des choses sur le corporatisme enseignant qui n’étaient pas dénuées de fondement, mais son attitude finalement assez méprisable envers les enseignants a été parfaitement contre-productive et là où il aurait été bon de mettre en marche quelques véritables réforme de l’école il n’a su faire réagir qu’épidermiquement, à des années lumière de ce qu’il préconisait. Sa sortie sur le « dégraissage du mammouth » est restée dans toutes les mémoires. Claude Allègre ancien ministre de gauche et ami intime de Jospin est en train de trouver dans les sirènes d’un certain Bruni (à qui il ne reste encore 3 ans 4 mois et 25 jours à sévir) un renouveau. Lui qui a été habitué » au rigorisme jospinien voit en effet chez le sieur Bruni à peu près le contraire de qu’il a connu : le fonctionnement en mode panique, l’agitation (pas le mouvement), le libéralisme débridé, les forts en gueule et les claquements de talons… bref tout ce qu’il ne connaissait pas. Et notre bon Allègre s’y complaît assez ! Il faut dire que parmi les transfuges de gauche, il n’est pas le plus bête, même si « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » ! Le voilà à la tête d’un vaste projet d’innovation qui lui permet d’être devenu un conseiller privilégié de Mr Bruni qui ne doit pas comprendre la moitié de ce qu’il dit mais soit s’amuser à énerver la gauche et ses ministres en même temps. Et puis Allègre doit être tout ébahi de voir que l’industrie de dégraissage de mammouth est devenue opérationnelle au point que ledit mammouth est en train de virer à l’ablette !

Bloc, le 11 décembre 2008

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09 décembre 2008

Couillonnade

Couillonnade

[kujɔnad] nom commun  - féminin; pluriel couillonnades
1.     Chose idiote (très familier)

D’abord, j’ai cru que c’était une blague ! Et de fait il faut être gonflé pour envisager de proposer une loi qui exonèrerait les porteurs d’actions boursières des pertes qu’ils ont connues ces derniers mois. Et puis je me suis aperçu que nous n’étions absolument pas le 1er avril et qu’il ne s’agissait pas de la première page d’un journal satirique. Quand enfin j’ai compris qu’il s’agissait de la proposition de loi d’un député UMP (l’excellent Mr Marigny) j’ai compris que si les andouilles volaient, Marigny serait cher d’escadrille. Plus sérieusement, le gouvernement et Mr Bruni à qui il reste encore 3 ans 4 mois et 26 jours à attendre avant la quille, ont immédiatement expliqué qu’il s’agissait d’une très mauvaise idée. Ils l’ont fait un poil trop tard, puisque J.F Coppé avait eu le temps sur Europe 1 d’expliquer que l’idée de Marigny le séduisait et qu’il convenait de l’étudier sérieusement. Certes cela ne se fera pas, mais le fait même qu’un parlementaire ait envisagé que cela soit possible démontre que malgré l’ampleur de la crise financière et économique et malgré la criante démonstration des méfaits et des catastrophes que le libéralisme débridé peut amener au monde entier, il en est encore te pas des moindres qui  n’ont a peu près rien compris. Toute cette chronique pour démontrer qu’il ne suffira pas de relances successives pour apurer le système, il conviendra aussi de se poser la question d’une autre purge ; celle des hommes qui nous ont conduit la tête la première dans le mur et qui, dès lors que la collectivité aura fait le nécessaire pour que le mur soit abattu et nos têtes remises du choc, n’hésiteront pas un seul instant à accélérer un peu plus encore… jusqu’au mur suivant !

Bloc, le 10 décembre 2008

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