Chroniques quotidiennes

Des chroniques quotidiennes liées à l'actualité et à l'humeur du chroniqueur !

31 octobre 2008

Comparaison

N°1100

Comparaison

[kpaʀεz] nom commun  - féminin; pluriel comparaisons
1.     Mise en parallèle destinée à déterminer les ressemblances et les dissemblances (entre plusieurs personnes ou choses)
     • établir une comparaison

Comparaison n’est pas raison, dit le dicton ! Et bien vérifions : Mr Bruni (plus que 3 ans 6 mois et 5 jours) a donné 360 milliards d’euros aux banques pour conjurer la crise financière et relancer le flux de crédits en panne, il a promis et va donner plus de 20 milliards d’euros aux entreprises pour les aider à surmonter la crise économique et faire en sorte de soutenir la croissance, enfin il a promis aux salariés qu’ils travailleraient le dimanche et qu’en cas de licenciements il ferait le nécessaire ! Si donc comparaison est raison, les banquiers ont droit à un pactole jamais accordé à qui que ce soit, les patrons ont droit à un pactole jamais espéré par le plus optimistes d’entre eux, quant aux salariés ils ont droit à des paroles ! Comparaison est bien raison ; Mr Bruni à ses priorités, il donne beaucoup à ceux qui ont planté le système et rien à ceux qui sont les victimes. Rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous, et vous auriez raison, car on trouve bien là la caractéristique récurrente du mari de Mme Sarkozy, il fait dans le verbe. Il vilipende les affreux banquiers qui n’ont eu de cesse de se tailler la part du lion, il dénonce avec force bruit les parachutes dorés et autres stock options et accorde un pont d’or aux mêmes parachutés. Il défend la veuve et l’orphelin, l’ouvrier et le retraité et transforme le pouvoir d’achat en peau de chagrin  et l’emploi en doux souvenir

Bloc, le 31 octobre 2008

Quelques jours de vacances seront les bienvenus,

retour des chroniques le 5 novembre

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29 octobre 2008

Européen

Européen

ʀɔpe] adjectif ; féminin singulier européenne; masculin pluriel européens; féminin pluriel européennes
1.     De l'Europe
     • le continent européen

A force de penser économiquement libéral, nous sommes parvenus à faire de l’Europe une zone de libre échange qui ferait monter le rose aux joues de Madame Thatcher ! Ah, certes, des référendums nous en avons eu, tant pour l’acte unique que pour Maastricht, certes, nous élisons cycliquement des députés européens, certes, les chefs d’états européens et autres chefs de gouvernements se réunissent autant que de besoin, certes, enfin nous avons l’euro…. Mais alors pourquoi donc, alors que nous nous targuons d’être des apôtres d’une certaine régulation, avons-nous laissé quelques banques et quelques financiers décider pour nous ? Pourquoi, parlons-nous sans cesse de régulation, notamment des états, et ne le faisons qu’en cas de crise majeure, pourquoi préconisons-nous une orthodoxie budgétaire qui frise l’intégrisme (ce sont les critères de Maastricht) et trouvons-nous, on ne sait où, des milliards d’euros quand les banques ont cassé leurs joujoux ? L’Europe pouvait être notre chance, probablement le peut-elle encore, mais encore faudrait-il que nous ne la livrions pas pieds et mains liés à un Mr Trichet ou à un Mr Junker voire même à un Mr Bruni (plus que 3 ans 6 mois et 6 jours) ou à un Brown ou une Merckel. Pas tant par ce qu’ils sont d’horribles libéraux (ce qui par ailleurs n’est pas non plus complètement faux), mais bien plus par ce que si l’Europe est aujourd’hui tout au plus un « pis aller » des USA, tout juste bonne à trouver des tonnes de milliards pour sauver le soldat Wall Street, et à obtenir une date pour un futur sommet mondial dont le nouvel ordre mondial sera confié au FMI, celui de DSK, mais aussi celui qui a laissé durant des décennies la dette des pays pauvres devenir ce qu’elle est sans bouger le petit doigt si ce n’est pour exiger des remboursements, bref, si l’Europe est ce qu’elle est, c’est à ces gens qu’on le doit. Alors si aujourd’hui on voulait vraiment faire de l’Europe un véritable outil au service d’une autre vision du monde, il faudrait commencer par y mettre beaucoup plus de social, beaucoup plus de politique au sens noble du terme, c'est-à-dire qui donne du sens et fait de la finance un outil et pas une fin, il faudrait aussi lui trouver des dirigeants qui croient en un idéal européen, et là… ce n’est pas gagné !

Bloc, le 30 octobre 2008

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28 octobre 2008

Négritude

Négritude

[negʀityd] nom commun  - féminin; pluriel négritudes
revendication des valeurs de la civilisation noire
     • les poètes de la négritude

Un noir va-t-il gagné une élection présidentielle aux USA ? Les sondages le prédisent ! Cela dit il y a quatre ans ils prédisaient qu’un certain Kerry allait l’emporter sur un certain Bush qui se représentait ! Il faut également convenir que le challenger du noir en question, le dénommé Mc Caïn, a tout fait pour que les très sympathique et néanmoins très noir Obama parvienne à faire la démonstration que les américains sont moins bêtes que racistes. Car il faudrait qu’ils soient très bêtes, les américains, pour opter pour Mc Caïn l’homme qui il y a trois semaines parlaient des fondamentaux de l’économie américaine en les caractérisant de solides ! Par ailleurs en se faisant accompagner d’un Pitt bull avec du rouge à lèvres, le républicain n’a pas arrangé son matricule. Alors je sais bien que lorsqu’on vient d’un pays qui compte les 3 ans 6 mois 8 jours qui restent à Mr Bruni, on est somme toute assez mal placé pour se moquer de ceux qui n’ont plus que 6 jours à compter, pour autant, l’inquiétude perdurera jusqu’au  4 novembre, tard dans la nuit, le système électoral américain étant aussi compliqué à décoder qu’un discours de BHL. Enfin l’espoir fait vivre et la crise économique pourrait au moins avoir un effet positif, celui de pousser les hésitants dans les bras d’Obama, quoiqu’on en dise, plus crédible que le papi Mougeot républicain. On saura donc le 4 novembre quoi penser, sachant quand même que les démocrates américains n’ont que fort rarement fait preuve du progressisme dont pourtant ils se targuent. Enfin entre Obama et Mc Caïn on peut reconnaître qu’à tout le moins il n’y a pas photo, et puis la négritude aux Etats-Unis ne pourrait que s’en porter mieux.

Bloc, le 29 octobre 2008

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27 octobre 2008

Imposture

Imposture

[pɔstyʀ] nom commun  - féminin; pluriel impostures
1.     Manipulation mentale consistant dans l'usurpation d'une identité ou de la responsabilité d'une action (soutenu)

Mr Bruni, à qui il reste 3 ans 6 mois et 8 jours à dire des bêtises a fait  encore assez fort en fustigeant en fin de semaine dernière les méchants fonctionnaires qui en pleine crise osent demander du pouvoir d’achat et des emplois. Ils n’ont vraiment rien compris ces fonctionnaires qui s’acharnent à exiger toujours plus au moment où la crise sévit au point de faire basculer la France et le monde dans une récession structurelle inédite ! Ils feraient mieux de faire preuve de responsabilité et de mesure au moment où l’économie française est en proie à un marasme sans égal ! Ils feraient mieux de bosser plutôt que de demander l’impossible, voilà qui serait citoyen et responsable ! Mr Bruni fidèle à son langage franc et direct donne ainsi à la vindicte populaire une catégorie de salariés, les fonctionnaires, qui depuis longtemps sont assimilés à des nantis, parfois un peu fainéants qui ne cherchent qu’à se « payer sur la bête » en en faisant le moins possible. Discours assez habituel et par dessus le marché bien vendeur. Dans le même temps Mr Bruni, celui là même qui vient de débloquer des fonds abyssaux pour voler au secours des banques et maintenant des entreprises au sens large, et celui là même qui s’est fait élire en promettant du pouvoir d’achat et de la croissance qu’il irait chercher avec les dents s’il le fallait, Mr Bruni donc, donne, sans véritables garanties, des milliards à ceux qui nous ont conduit dans une impasse invraisemblable. Il faut à l’évidence un vrai plan de relance de l’économie, et sans aucun doute un plan en direction des entreprises en difficultés, mais il faut aussi tout autant un vaste plan de relance de la consommation et réunir les conditions pour que les seuls aides n’aillent pas que dans deux directions : les banques et les entreprises, en omettant la troisième tout aussi importante, les salariés ! Le plan Bruni qui prévoit  des centaines de milliards d’euros n’a pas, à ce jour, son pendant en direction du monde du travail ! Il ne suffit pas de vilipender ceux qui demandent à vivre mieux, car ce sont ceux là et leurs enfants qui vont pendant des années payer les errements de  nos « élites financières » et ce sont ceux là aussi qui seront sollicités pour consommer et s’endetter et refaire partir la machine que les mêmes « élites » ont si bien entretenu.

Bloc, le 28 octobre 2008

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26 octobre 2008

L'heure

L’Heure

ʀ] nom commun  - féminin; pluriel heures
1.     Période de temps correspondant à soixante minutes
     • cela fait déjà une heure qu'il est parti

Comme nous le faisons deux fois par an en mars et en octobre nous venons de procéder à un réajustement horaire, en l’occurrence d’hiver. Il fera jour plus tôt et donc nuit plus tôt. Se faisant nous nous rapprochons de la véritable heure solaire, puisque durant 5 mois nous ne serons plus décalés que d‘une heure de la « vraie » heure ». Chaque année j’y vais de ma complainte sur cette absurdité qui fait que, non contents de nous décaler du temps réel, nous accentuons encore ce décalage en été. De deux chose l’une, ou bien l’heure d’été nous plaît et alors restons-y toute l’année, ou alors calons nous sur celle d’hiver et cessons ce va et vient absurde qui consiste à nous donner nous-mêmes un décalage horaire parfaitement artificiel. A la base on nous a dit qu’il s’agissait de faire des économies d’énergie, qui du reste n’ont jamais été réellement vérifiées. Certes il est agréable l’été de rester tard le soir dehors, mais il s’agit purement et simplement de quelque chose de conventionnel. De fait le soleil se lève chaque jour à une heure donnée, et chaque jour se couche à une heure donnée. Cela ne change jamais ; en revanche c’est nous qui changeons de contexte en changeant d’heure. Il suffirait de définir que nous nous levons plus tôt et commençons à travailler plus tôt pour avoir rigoureusement le même effet sans changer artificiellement notre heure. L’heure peut certes changer, le temps jamais ! Je sais que, comme chaque fois, je vais m’entendre dire que je suis un ringard qui n’a rien compris et que l’heure d’été est vraiment « trop top », mais je dis quand même ce qui me semble tellement plus logique. Ce n’est pas en changeant de thermomètre que l’on fait baisser la température !

Bloc, le 27 octobre 2008

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23 octobre 2008

Lèse-majesté

Lèse-majesté

[lεzmaʒεste] nom commun  - féminin; (invariable ou lèse-majestés)
outrage à la dignité (d'une personne de haut rang)
     • un crime de lèse-majesté

Mr Bruni l’homme à qui il reste 3 ans 6 mois et 12 jours à sévir, est quoiqu’en disent ses adeptes, un bien étrange oiseau. Il vient de faire comparaître devant les tribunaux l’un de ses quelques opposants, et oui nous sommes encore plus d’un, au motif qu’il avait, ce brave homme, brandi une pancarte lors du passage de son altesse Bruni lors d’un déplacement quelconque. Le malheureux avait choisi de mentionner sur sa pancarte une citation de Mr Bruni im self, ce qui en toute bonne logique aurait du faire plaisir au mari de Mme Sarkozy, certes, la citation de notre penseur national était je cite : « Casse-toi pauvre con ». Pour autant la France entière peut jurer qu’elle émane bien de notre guide suprême. Et bien figurez-vous qu’il s’agit d’un outrage caractérisé. Ce qui prouve que l’insulte est directement proportionnelle non pas à son contenu mais à la personne à qui elle s’adresse. Si on prend au pied de la lettre la citation brunéenne, on ne peut constater qu’une chose avec évidence, elle est partiellement fausse. En effet, Mr Bruni n’est pas pauvre ! Pour le reste il appartiendra au tribunal désigné de dire si le préjudice est reconnu auquel cas il nous faudra tous aller au bord des routes pancarte en main sur lesquels seront mentionnés : « casse-toi con » comme il restera de la place on pourra toujours rajouter, « …sans attendre 3 ans 6 mois et 12 jours ».

Bloc, le 24 octobre 2008

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Coucheries

Coucheries

[ku∫ʀi] nom commun  - féminin; pluriel coucheries
relation sexuelle dénuée de sentiment (familier; péjoratif)
     • une séductrice qui enchaîne les coucheries

Que DSK ait fricoté avec une jeune économiste du FMI est en tout point inintéressant ! Certes, en période de crise, il est préférable de titrer sur ce type de chose plutôt que sur d’autres choses plus lourdes de conséquences pour l’avenir. Le fait de savoir qui couche avec qui, peut certes aiguiser les curiosités ici ou là, mais de là à en faire un fromage… Bref, que DSK couche avec qui il veut, mais qu’il fasse son job ! Et le moins que l’on puisse dire est qu’au FMI, du job, il en a et pas qu’un peu ! DSK celui qu’au FMI ils s’attendent à garder encore 3 ans 6 mois et 13 jours, n’est donc à priori pas un parangon de vertu, pas plus semble t-il que ne l’est un certain Bruni qui semble partager avec DSK le même délai de 3 ans 6 mois et 13 jours, mais pas dans le même sens ! Mr Bruni donc l’homme qui lave plus blanc que blanc et qui vient d’obtenir la démission du triumvirat de la caisse d’épargne, responsable (mais pas coupable) des 600 millions d’euros perdus par des traders. Soit dit en passant, Mr Bruni est plus efficace sur ce coup qu’il ne l’avait été pour la société générale où un certain Bouton est toujours PDG, malgré Kerviel (5 milliards de perte) et  les affaires américaines (5 autres milliards de perte). Mr Bruni, l’homme qui il y a que quelques mois faisait du développement des crédits hypothécaires à l’américaines en France, un outil pour le développement (je jure que c’est vrai) ! Pour conclure, DSK couche avec qui il veut, Bruni aussi. Mais que tous les deux respectent les 3 ans 6 mois et 13 jours évoqués plus haut et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes… dans 3 ans 6 mois et 13 jours bien sûr !

Bloc, le 23 octobre 2008

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21 octobre 2008

Déculottée

Déculottée

[dekylɔte] nom commun  - féminin; pluriel déculottées
défaite sévère et humiliante (familier)
     • se prendre une déculottée

Madame Boutin, qui est à sœur Emmanuelle ce que « Gévéor » est à Château Pétrus, vient de se prendre une de ces déculottées dont on aimerait qu’elle lui soit utile. Le Sénat a quasi unanimement, c'est-à-dire UMP compris, rejeter l’article de sa loi qui prévoyait la fin des quotas de logement sociaux par municipalité issu de la loi dite SRU. Mme Boutin égérie sociale de Mr Bruni (3 ans 6 mois et 14 jours au jus) et qui est à Sœur Emmanuelle ce qu’un verre de lait tourné est à un bol de lait frais, voulait substituer à ces quotas une espèce de logique d’accession sociale à la propriété, exonérant ainsi sa banlieue d’origine à l’Ouest parisien, où le SMIC est plus un vague concept qu’une quelconque réalité, de toute contrainte liée à une promiscuité sociale honnie. Même les vieillards cacochymes du Sénat, à fortiori l’aile la plus conservatrice ne s’est pas résolue à donner à Mme Boutin, qui est à Sœur Emmanuelle  ce que mes chroniques sont aux lettres persanes de Montesquieu, la moindre possibilité de faire de l’un des ces désirs de toujours une réalité pour toujours. Certes, Mme Boutin qui est à Sœur Emmanuelle ce qu’un quignon de pain  sec est à une baguette sortant du four du boulanger, pourrait, après avoir été sortie par la porte, rentrer par la fenêtre. Reste à espérer que les députés confirment le vote des sénateurs. En attendant, Sœur Emmanuelle qui est à Mme Boutin ce que la bonté est à la bêtise, aurait sans doute apprécié le vote sénatorial qui finalement est, même sans qu’ils l’aient voulu, le plus bel hommage à rendre à celle qui s’est toujours battu avec et pour le pauvres !

Bloc, le 22 octobre 2008

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20 octobre 2008

Immolation

Immolation

[imɔlasj] nom commun  - féminin; pluriel immolations
1.     Sacrifice rituel pour honorer un dieu

Lorsque Jan Palach s’immolait par le feu à Prague en 1968, c’était pour empêcher les troupes soviétiques ne brisent l’élan du Printemps de Prague. Jan Palach, étudiant militant a agit pour un idéal, pour ses idées, et surtout pour une certaine image de la liberté ! Le geste de Jan Palach est resté dans de nombreuses mémoires comme l’acte ultime pour ses idées. Samedi au Mans, une femme s’est immolée par le feu. Elle est morte le lendemain à l’hôpital de Tours de ses blessures. Cette femme dont je ne connais pas le nom ne s’est pas sacrifiée pour ses idées, son geste ultime est celui du désespoir, désespoir parce que son compagnon, arménien, devait être expulsé dans le cadre de la politique de Brice Hortefeux, ministre du déshonneur national ! Cette femme a depuis des mois tout tenté pour que son compagnon obtienne les papiers pour qu’il puisse rester à ses côtés en France, avec les associations des droits de l’homme et le réseau RESF, a été au bout de sa logique : elle ne pouvait vivre loin de celui qu’elle avait choisi, même si elle était bien plus âgée que lui, ce qui n’avait pas manqué de faire grincer des dents auprès des âmes bien pensantes et des strates préfectorales. Cette femme est morte de désespoir et la préfecture n’a su faire que la sourde oreille, validant ainsi la politique de Hortefeux et de Mr Bruni ! Cette femme est morte incomprise, abandonnée, tourmentée, désespérée ! Aujourd’hui on entend un Préfet parler de rame humain, on entend même l’UMP parler de discernement dans les décisions en matière d’expulsion, on entend la compassion d’un Hortefeux, coupable de mettre en place une politique digne d’une inquisition laïque au nom d’une idée de l’état qui ferait retourner dans sa tombe de Schœlcher ou d’un abbé Pierre, voire même d’un De Gaulle ! Jan Palach est mort pour la liberté, cette femme est morte par désespoir. Puisse son acte concourir au scandale des reconduites aux frontières !

Bloc, le 21 octobre 2008

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19 octobre 2008

Sommets

Sommet

  [sɔmε] nom commun  - masculin; pluriel sommets
1.     Point le plus haut (de quelque chose)
     • le sommet d'une tour

Pendant que la crise bat son plein, Mr Bruni l’homme aux 3 ans 6 mois et 16 jours avant chômage, a réussi à convaincre Bush l’homme aux 16 jours avant chômage, de la tenus d’une série de sommets pour réordonner la finance mondiale ! Le fait est que la finance a besoin d’être réordonnée, et nombreux sont les observateurs à estimer qu’un nouveau Bretton Woods s’impose. Bretton Woods petit cité américaine du New Hampshire où en juillet 44, les alliés ont cherché à mettre en place un système monétaire et financier pour « gérer » l’après guerre. Les accords de Bretton Woods régissent encore aujourd’hui, pour partie, la finance mondiale. Le FMI notamment est né à Bretton Woods. L’idée de vouloir mettre de l’ordre dans le « foutoir » actuel n’apparaît pas comme absurde. En revanche, ceux qui a Bretton Woods ont cherché à établir un « nouvel ordre mondial monétaire et financier » ont cherché à éviter que ne puisse se reproduire les grandes dépressions qui avaient entrainées le monde dans cet épouvantable boucherie qu’à été la seconde guerre mondiale. Ils n’étaient pas les responsables directs de cette guerre. Difficile de dire de Bush et de Barroso, de Bruni et consort qu’ils ne sont pas responsables du marasme actuel ! Et puis Bruni, Bush Barroso et consort auront quelques difficultés à jouer dans la même division que John Maynard Keynes, et Pierre Mendes France qui étaient à Bretton Woods ! Alors sommet mondial, oui… mais alors pour des nains !

Bloc, le 20 octobre 2008

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