14 juillet 2009
La République
1031 jours avant la fin de Bruni
La République
Le 14 juillet la République en fête
Se souvient qu’elle en a bien connu des défaites.
Elle fut interrompue tout d’abord par l’empire
Et puis par quelques rois qui l’on bien fait souffir.
Elle a, à chaque fois, pu reprendre le dessus
S’appuyant sur le peuple qu’elle a parfois déçu.
Sa première version, fut emprunte de « terreur »
C’était un coup d’essai, il y eut des erreurs !
Pour la seconde fois, c’est le peuple qui poussa
Pour changer de système et évacuer les rois.
La rue qui fit confiance à Louis Napoléon
Retrouva un empire et pas le plus fécond.
La troisième elle est née juste après la commune
Elle a duré longtemps mais elle fut opportune.
Elle a sauvé Dreyfus, elle a connu Jaurès,
Elle a connu Verdun et combattu la messe !
Elle est morte au moment où la France se perdait
Dans un bourbier immense ou Pétain « Pétainait».
5 ans de déshonneur et puis la quatrième
Et revenue en force maniant l’anathème.
La quatre n’a vécu qu’une douzaine d’années
Elle a ouvert la voie à celle qu’on connaît.
Elle fut d’abord à droite et puis à Miterrand
Elle est la République malgré ce qu’on entend.
Car par les temps actuels, elle peut être en danger
Car même ses enfants l’ont un peu oublié.
Ainsi les pires thèses peuvent encore exprimer
L’horreur et l’infamie …en étant écouté !
Le 14 juillet la République en fête
Se souvient qu’elle en a bien connu des défaites.
A nous de faire en sorte que même en évoluant
La République perdure pour nos petits enfants !
Bloc le 14 juillet 2009
Pause des chronique jusqu’à mi-août
09 juillet 2009
Borloo
1035 jours avant la fin de Bruni
Borloo
Le voilà c’est son tour il va rentrer en scène
Il va la jouer modeste, un peu homme de peine,
Les cheveux en bataille, la cravate mal serrée
Le costume plissé mais son air motivé.
Il a pris le dossier de loin le plus complexe
Mais lui il n’en a cure, il n’est pas un perplexe.
Au contraire il se veut un homme de terrain
Qui dit ce qu’il doit dire et qui n’a peur de rien !
Il se veut « modéré et Société civile »
Il se veut pragmatique et il se veut utile.
Il est homme de loi, mais refuse la raideur
Il est homme du Nord, terroir de labeur.
Il a beaucoup d’idées, mais a peu de moyens
Il a envie de faire, mais en a t-il les reins ?
Pour imposer ses vues a ses conservateurs
Qui ont fait du social un vrai champ de malheur ?
L’économie durable voilà son ministère,
Il veut donner espoir à cette bonne vieille terre.
Il va certes essayer de faire son boulot
Mais le chemin s’ra long pour le petit Borloo.
Bloc le 10 juillet 2009
Eric Woerth
1036 jours avant la fin de Bruni
Eric Woerth
Pas facile d’être là où il est ! Cela dit il l’a voulu. Dés lors que l’on a quelques notions d’économie de base, on est vite confronté, en tentant de comprendre ce que veut Mr Bruni et ce que fait le gouvernement, à, dans le meilleur des cas une incompréhension, sinon à la colère. Entre le bouclier fiscal totalement contre-productif (pour ne pas dire plus), les milliards d’euros accordés aux banquiers, un déficit budgétaire abyssal, Mr Woerth doit aller de grands moments de solitudes en grand moments de solitude. Aujourd’hui il fait face à son « grand ami Borloo » qui veut une taxe redistribution des recettes de la taxe carbone. Lui, ce n’est pas qu’il ne veut point, mais c’est qu’il ne peut point. Il y a longtemps que les effets de la taxe carbone ont été utilisés, et par pour le développement durable. D’abord on en a donné un peu aux banquiers, puis on a donné le reste aux industriels de l’automobile (ce qui est un comble pour une taxe carbone) afin de faciliter la relance que tout le monde attend. Bref, il n’y a plus grand chose à distribuer de cette énième taxe. On comprend donc le désarroi de cet excellent ministre et donneur de leçon budgétaire. Enfin donneur de leçon il l’a été jusqu’à ce qu’il prenne les fonctions qu’il occupe aujourd’hui, car que cela lui plaise ou non, il est le ministre du budget le plus déséquilibré que la France n’ait jamais connu. Cela lui laissera le temps, lorsqu’il sera dans l’opposition, un jour prochain, de méditer et de faire preuve du minimum de modestie dont à l’évidence il ne dispose pas plus que d’excédent budgétaire.
Bloc, le 9 juillet
07 juillet 2009
Le tour de France
1037 jours avant la fin de Bruni
Tour de France
Ils sont partis du sud et pendant trois semaines
Ils vont tous pédaler ces forçats de la peine.
Parfois contre la montre, parfois dans la campagne
Et bien évidemment parfois dans la montagne.
Le tour est donc parti, il va polariser
Beaucoup de spectateurs et beucoup de télés.
Tout au long des étapes, ils vont devoir peiner
Pour pouvoir être en jaune sur les Champs-Elysées.
Rendez-vous estival, le tour, comme chaque année,
De drames en grands exploits va se concrétiser.
L’Equipe va bien se vendre et quand ça grimpera,
L’audience explosera sur France 2 et France 3.
Les coureurs sont tous prêts, d’ailleurs ils sont partis.
Amstrong veut son huitième, mais d’autres en ont envie.
Les coureurs sont tous prêts, mais un seul va gagner,
Mais pour cette seule victoire, combien seront doppés ?
Le tour est bien parti rien ne va l’arrêter
Pas même la certitude que tout est bien pipé.
Ils seront adulés les héros du vélo
Même si héros ils sont grâce à sainte EPO
Bloc, le 8 juillet 2009
05 juillet 2009
Un souscripteur de l'emprunt national
1038 jours avant la fin de Bruni
Le souscripteur à l’emprunt
Mr Bruni a décidé d’avoir recours à l’emprunt national pour accélérer la sortie de crise. Comme Pinay en son temps, Giscard dans le sine et Balladur plus récemment, nous voilà repartis économiquement sur un des grands classiques de l’économie française à travers les âges. Lorsque l’état est dans le rouge et que les caisses sont vides, on fait appel à la solidarité des épargnants. Soyons clairs, il s’agit d’un artifice que d’aucun considère comme une très mauvaise solution, et je partage cet avis. Les précédents emprunts nous les payons encore et très cher, et les capitaux captés au moment de l’émission desdits emprunts l’ont été pour compenser l’incurie libérale des Giscard et autres Balladur qui n’ont eu de cesse de ne pas redistribuer pour relancer mais de poursuivre, dans les mêmes logiques pour aboutir, après l’emprunt Balladur par exemple, à la crise actuelle. Ce fut pareil avec Giscard en 1973 avec la crise majeure de 1975. En clair un emprunt d’état consiste à demander aux épargnants de prêter des fonds à l’état dans des conditions en général avantageuse pour les épargnants, les fonds devant servir à faire repartir la machine économique. A titre d’exemple, les banques à qui l’Etat vient de prêter des milliards vont pouvoir utiliser une partie de ces fonds pour prêter à l’état au titre de l’emprunt, à des conditions plus avantageuses que celles du remboursement du prêt initial que l’état leur a consenti (j’espère que vous me suivez) ! Bref, on nous prend pour des c…. Et quand on pense que dans 1038 jours à venir, il appartiendra à des gens plus raisonnables de remettre de l’ordre dans cette gabegie indigne et dévastatrice. De toute façon, il suffit de comprendre que sont ceux qui ont mis le feu à la maison qui aujourd’hui cherche à l’éteindre avec les mêmes outils !
Bloc, le 7 juillet 2009
Mickael Jackson
1039 jours avant la fin de Bruni
Michael Jackson
Certes la chronique intervient tard après la mort du mythe mais il n’était pas possible de faire l’impasse. Donc le mythe n’est plus ! Il est mort ! Ces fans pleurent, impossible de remplacer un tel talent, impossible de ne pas inclure le grand chanteur au Panthéon des artistes du 20ème siècle ! Pas un pays dans le monde qui n’est été choqué de cette disparition qui va laisser un vide béant dans tous les hits parades du monde et des ses alentours. L’homme né noir, devenu gris progressivement, l’homme qui s’est tant décalé de la civilisation la plus élémentaire que depuis des années déjà il n’était plus en capacité de faire la part des choses entre la vie et la mort en le virtuel et le réel. Jackson, dont les talents probables ont été esquivés bien vite par la force des dollars et une mégalomanie qui doit nous faire apprécier qu’il ait été chanteur plutôt qu’homme politique. Mickael Jackson n’est plus et pour être tout à fait franc, je fais partie de ceux qui s’en moquent. La musique est belle, quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne, dès lors qu’elle sort du cœur et pas d’un ordinateur ou d’une politique de marketing. Mickael Jackson est mort et on va pouvoir dés demain revenir à de véritables contingences.
Bloc, le 6 juillet 2009
27 juin 2009
Gouvernement
1049 jours avant la fin de bruni
Gouvernement
-8, +8 ! Rel pourrait être rapidement dit la nature du remaniement ministériel. Cela dit on peut également y voir une ou deux autres choses. D’abord, si on pouvait penser avant de connaître les changements qu’un UMP aurait plus de chance d’être ministre en adhérant au PS qu’en restant à l’UMP, on peut noter que cette fois-ci Mr Bruni nous a concocté une vraie gouvernance de droite avec de bons ministre de droite et ce n’est pas cet excellent Mr Lelouch qui démentirait ces propos. Ensuite on peut s’apercevoir que l’incompétence ministérielle, et non pas personnelle a quelques limites. C’est ainsi que Mr Laporte l’a pris (la porte bien sûr), mais c’est également ce que peut intellectualiser Mme Albanel ainsi que Madame Dati qui va se trouver maintenant du temps pour s’occuper de sa fille, de ses tailleurs et de ses bijoux sans que cela fasse la une de toute la presse people ! Madame Boutin pourra à nouveau retourner prier à saint Nicolas du Chardonnet ce que les familles de France apprécieront à sa juste valeur. Certes le coup de balai aurait pu être plus vaste encore et très honnêtement il ne sera pas évident de démontrer que Nadine Morano est compétente, mais c’est sans doute sa grande classe naturelle qui a fait la différence ! Enfin ce cher Mr Hortefeux (à volonté) ne sera resté au « Travail » que quelques semaines, sans doute sera-t-il mieux place Beauvau à donner les consignes aux forces de l’ordre… chacun sachant qu’au pays des andouilles Hortefeux est chef d’escadrille ! Voilà donc le Fillon 5 en place, vivement la suite !
Bloc, le 26 juin 2009
Petite pause des chronique pendant surcharge de travail (et oui que voulez vous… travailler plus pour….), reprise le 6 juillet !
Frédéric Mitterrand
1050 jours avant la fin de bruni
Fréderic Mitterrand
Un Mitterrand peut difficilement en cacher un autre ! Même s’il s’agit de deux F. Mitterrand. François a été ce qu’il a été ambigu, Florentin, manipulateur, dissimulateur… mais il a été aussi celui qui a porté un formidable espoir et un projet porté par une gauche certes composite, mais unie sur l’essentiel. Ce François a fait ce qui aujourd’hui reste encore comme des éléments essentiels du socle social et sociétal français. Frédéric, lui est à l’évidence un personnage, neveu de l’autre Mitterrand, il a d’ailleurs su jouer de ce lien de parenté en son temps. Mais Frédéric est un homme évidemment pas très politique et chaque fois qu’il a voulu en faire, c’est plutôt à droite qu’il a tiré. Ces expériences de gauche s’appellent Bernard Tapie et MRG ! A droite il a sûrement une très grande légitimité, à gauche aucune. Soutien de Chirac en 2002 et de Mr Bruni en 2007, c’est finalement bien dans son créneau qu’il rentre dans un nouveau gouvernement bien ancré à droite et où il remplacera avantageusement Mme Albanel égarée en politique et sans doute heureuse de retourner à ses chers musées. Frédéric Mitterrand est ministre de la culture, et c’est un homme de culture, mais on est loin du souffle que l’autre Mitterrand a cherché à donner en son temps et dont les retombées nous parviennent encore. Quant au gouvernement de Mr Bruni on en reparlera demain.
Bloc, le 25 juin 2009
Mr de la Palice
1051 jours avant la fin de Bruni
Monsieur de La Palice
Il était à Versailles devant un congrès réunit depuis la première fois depuis 1873 devant un président de la République. Il a en fait tenu le meeting politique le plus cher depuis la nuit des temps. Il a fait des promesses, il a décliné son programme, non pas tant pour être élu il l’est encore pour 1051 jours, mais pour expliquer l’inexplicable ; lui et son parti qui ne cesse de parler de l’endettement lance un emprunt d’état, on ne sait pas encore vraiment pourquoi et on ne sait pas encore vraiment comment, mais il décide de lancer quand même un emprunt qui lui permettra dans l’histoire de laisser son nom à quelque chose à défaut d’une rue ce sera un emprunt. Mais dans le fond, un emprunt, why not, si cela procède d’une volonté de relance assumée ! Mais lorsqu’à côté de cet outil financier, et dans le même temps, on parle de reculer l’âge de la retraite et de ne pas donner de coup de pouce au SMIC en juillet, la notion d’emprunt prend une toute autre dimension, celle de l’univers libéral et si peu régulé que Mr Bruni a poussé durant des décennies et même encore ces derniers mois. Alors comme d’habitude avec lui, il y a ce qu’il dit, parfois bien, et ce qu’il fait…. Toujours très décalé du discours. Mr de La Palice est en fait le guide spirituel de Mr Bruni, et c’est vrai que lorsqu’il y a la crise, c’est la crise et lorsque les caisses sont vides, elles ne sont pas remplies. On pourrait même rajouter que lorsque Mr Bruni boit ce n’est pas Sarkozy qui trinque !
Bloc, le 24 juin 2009
22 juin 2009
Nicolas Bruni
1052 jours avant la fin de Bruni
Nicolas Bruni
Il a réuni tout son petit monde pour lui parler. Députés et sénateurs ont écouté le monarque en talonnette disserter sur ses projets, sa vision de la France de l’Europe et du monde. Un peu comme sous l’ancien régime le mari de Mme Sarkozy s’est autorisé, réforme constitutionnelle à l’appui, à venir devant le congrès réuni… à Versailles. Il ne manquait que la perruque et une vingtaine de centimètres pour que l’on se soit cru revenu au 17ème siècle devant le monarque absolu qu’était Louis XIV. Mr Bruni pense Bruni, voit Bruni gouverne Bruni… et la France s’enfonce progressivement non seulement dans une crise économique certes mondiale mais que le contexte Français renforce plus qu’ailleurs. C’est le cas du chômage qui est plus dégradé que dans les pays équivalents, c’est le cas d‘une industrie qui à défaut d’usine n’a plus d’industrie que le nom. Mr Bruni est au pouvoir pour au moins encore 1052 jours pour peu qu’en alternative à sa petite personne émerge, non pas une autre personne n’en déplaise à Mme Royal, mais un projet de progrès qui ait du sens et qui donne envie. 1052 jours c’est peu, mais suffisant si l’on si prend maintenant. 1052 jours c’est encore énorme si on attend et que les égos des uns et des autres obèrent toute construction. 1052 jours de Bruni c’est supportable pour peu qu’on en voit la fin et que cesse cette tragicomédie.
Bloc, le 23 juin 2009